L’espagnol est la seconde langue la plus parlée dans le monde selon le nombre de locuteurs natifs, après le mandarin. Il peut donc être très utile de le pratiquer, étant donné qu’il est largement utilisé dans les communications internationales, les médias en général, et sur ​​Internet. Pour cette raison, de plus en plus de gens qui veulent apprendre une seconde langue choisissent l’.

La difficulté générée par l’apprentissage de l’espagnol dépend fondamentalement de notre langue maternelle. En effet si la langue native est une (c’est à dire une langue provenant du latin, du 3ème siècle, après l’éclatement de l’Empire romain), il sera plus facile d’apprendre l’espagnol. Il existe en effet des similitudes entre ces langues et l’espagnol en termes de syntaxe, de l’utilisation des articles, et de la conjugaison des verbes. Les locuteurs natifs de langues germaniques, comme par exemple l’allemand et le danois, sont cependant susceptibles de rencontrer plus de difficultés. L’absence d’un genre neutre, les oblige par exemple à devoir apprendre le genre féminin et masculin des objets et des animaux.

En plus de la langue maternelle, il existe d’autres complications plus en rapport avec l’espagnol et qui génèrent de la confusion et de l’incompréhension, même pour les locuteurs natifs voyageant dans un autre pays de langue espagnole (ou même dans une autre région de leur pays). Il y a tout d’abord un certain nombre de dialectes ou de variantes. Rien qu’en Espagne, il existe au moins six variétés régionales très différentes les unes des autres. En outre, l’espagnol parlé en est très différent de celui parlé en Espagne, cette langue peut varier considérablement d’un pays à l’autre, principalement en termes de prononciation, ce qui engendre des difficultés en termes de compréhension orale.

La polysémie (la pluralité des significations) est probablement l’un des aspects les plus difficiles de la langue et peut générer une certaine confusion, bien que ce phénomène se produise pour toutes les langues à travers le monde. Beaucoup de mots espagnols ont plus d’un ou de deux sens. Prenons par exemple le mot chucho. Dans plusieurs pays d’Amérique Latine, ce mot est utilisé pour désigner un poisson, mais il peut également être utilisé en tant que synonyme de chien. En Colombie, il se réfère à un opossum. À Cuba, il se réfère à un commutateur, mais en Argentine, Paraguay et Uruguay, chucho signifie la peur ou la suspicion. Dans le pays voisin du Chili, il s’agit cependant d’un terme d’argot pour désigner une prison, même s’il est utilisé pour désigner un petit oiseau de proie, le mot étant une onomatopée du bruit émit par l’oiseau. Enfin, au Venezuela et à Cuba, cela signifie également fouet. Pour déchiffrer le sens, il faut d’abord connaître le lieu d’origine de l’orateur, et prêter attention au contexte dans lequel le mot est utilisé.

L’espagnol peut être plus facile ou plus difficile en fonction de l’individu qui l’étudie et de la méthode d’apprentissage. Peu importe, cette langue sera sans aucun doute très utile dans un monde de plus en plus globalisé. En outre, le défi représenté ici pour les étudiants leur permettra de découvrir des aspects très intéressants de cette langue.

 

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