La pré-édition comme nous avons pu le voir dans des publications précédentes, peut se référer à de nombreux procédés : le format d’un texte peut être préédité, le texte en lui même ou encore ses erreurs typographiques.

En règle générale, la pré-édition désigne l’arrangement d’un texte sous tous ses aspects : tables, images, cadres de texte, tables des matières, pieds et bas de page, etc.

Ces différents éléments proviennent d’un fichier qui a été converti et qui, pour cette raison, nécessitent une inspection préliminaire avant de passer à l’étape de pré-traduction automatique. Il est en effet indispensable que tout inconvénient de format soit préalablement corrigé pour que la pré-édition automatique soit la plus transparente possible.

La pré-édition de texte est un des obstacles les plus difficiles à surmonter. La conversion des fichiers (en général, il s’agit de conversion de PDF scannés de mauvaise qualité) peu-être si mauvaise, que non seulement il est nécessaire d’arranger le format des tables, des tableaux ou des graphiques, mais également de corriger les erreurs linguistiques : fautes d’orthographes, phrases incomplètes, coupées à la moitié, phrases entières qui apparaissent dans des cadres de texte et qui doivent être réécrites, fautes de grammaires, etc.

Ce travail peut être véritablement chronophage. L’éditeur est normalement la personne idéale pour mener à bien cette étape de pré-édition linguistique. Cependant, dans certaines occasions, les chefs de projets peuvent aussi prendre en charge ce travail préliminaire, ce dans la mesure où il ne demande pas un investissement trop conséquent en termes de temps. Si une telle tâche se comptabilise en heures, elle ôtera du temps disponible au chef de projet pour assurer la gestion des autres projets en cours. Tout dépend donc du type de conversion effectuée et de la quantité d’arrangement que demande le fichier.

À partir de là, il est important de garder à l’esprit qu’une pré-édition peut entraîner une modification de format, voire un reconditionnement linguistique. En termes de qualité, la pré-édition linguistique s’avère donc beaucoup plus importante que la pré-édition de format, étant donné qu’elle peut affecter directement la qualité de la pré-traduction. Ainsi, si le texte source n’est pas parfaitement lisible et compréhensible, la traduction automatique sera de mauvaise qualité, chose qui n’arrive pas si le format de présentation du fichier est optimal.

 

Étiquettes : pré-édition, traduction automatique

Version en anglais : http://translation-blog.trustedtranslations.com/linguistic-pre-edition-2012-02-20.html

Version en espagnol : http://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/preedicion-linguistica-2012-02-17.html