Ceux d’entre nous qui travaillent dans le secteur de la traduction savent parfaitement qu’il y a des travails qui sont faciles et d’autres qui sont difficiles. Cette différence dépend essentiellement de notre domaine d’expertise (pour certains d’entre nous, un manuel de soudage est tout simple, pour d’autres c’est leur pire cauchemar, nécessitant des heures et des heures de recherche).

Cependant, la plupart des traducteurs sont confrontés à un véritable défi quand il s’agit de la traduction et la localisation des dialogues, surtout ceux contenant beaucoup d’argot. « Cars 2 » est sorti dans le monde entier en Juin et Juillet dans 44 langues différentes et chaque pays est confronté à la même tâche ardue de trouver le ton juste pour que le personnage de Mater, la dépanneuse, sonne tout aussi simple d’esprit et pas trop futé pour une variété de publics locaux. Avec la tendance actuelle de sorties simultanées des films dans le monde entier, cette tâche de et de est de plus en plus spécifiques et, en raison du manque de temps et peu de marge d’erreur, elle peut être confiée à des équipes spécialisées telles que le service de post-production espagnole, une division de Trusted Translations.

Parmi les tâches traduction multimédia que nous effectuons :

Le sous-titrage : le contenu parlé ou écrit est traduit et mis en lignes sur l’écran. Il exige un processus méticuleux et très technique pour s’assurer que le public puisse comprendre chaque scène et doit donc être parfaitement synchronisés.

Le doublage : la traduction du contenu oral remplace l’original, également à l’oral. Cela nécessite non seulement de la précision et du timing, mais aussi du travail sur le texte pour qu’il correspondre au moment (comme dans le cas de la voix off) ou que les mots correspondent aux mouvements de l’acteur ou de sa bouche (c’est ce qu’on appelle synchronisation labiale, « lip sync » en anglais). Le doublage est toujours l’option préféré pour les films pour enfants ou ceux qui visent un public d’un niveau de culture générale légèrement inférieur, et pour beaucoup il est le meilleur moyen de reproduire l’expérience originale.

« Il faut être très obsessionnelle à ce sujet », explique Sandra Willard, qui a passé ses 30 dernières années de se consacrer à l’écriture des rapports détaillés pour aider les traducteurs et autres personnes impliquées dans le processus, à faire leur travail. Elle défend aussi que chacun doit connaître les dernières tendances et la culture populaire pour que le travail de traduction soit précis et ait du sens.

Nous devons aussi abandonner l’idée que l’espagnol est le même partout. Lorsque la version espagnole de « 1001 Pattes » est sortie, « Bichos », la traduction du titre utilisé pour presque tous les pays, sauf pour Porto Rico, où le mot signifie, en argot local, une partie de l’anatomie masculine.

Elena Barciae a 25 ans d’expérience dans cette branche spécifique de la traduction. Elle pense que « les bons traducteurs sont en fait des écrivains qui aiment travailler avec la langue. » Elle ajoute que, pour créer des sous-titres, « vous avez aussi à aimer les films, parce que vous devez en voir beaucoup, encore et encore. »

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